Flory à Budapest

Stage Leonardo de 13 semaines

1- Pourquoi as-tu voulu effectuer une expérience professionnelle à l’étranger ? Après mon cursus universitaire entièrement réalisé à l’Université de Grenoble, je souhaitais bénéficier d’une année à l’étranger afin de découvrir une nouvelle culture, améliorer mon anglais, et m’enrichir professionnellement et personnellement. Je me suis donc renseignée auprès des associations grenobloises, de sites Internet et j’ai pris contact avec Calliope, avec qui j’ai pu définir mon projet et choisir quel type de programme convenait à mes attentes.

Flory à Budapest2- Dans quel pays es-tu parti (e) et quelle a été la durée de ton projet ? Au vue de mes attentes, il s’est avéré que le programme Leonardo permettant d’effectuer un stage en entreprise à l’étranger convenait parfaitement. La destination, plutôt atypique était Budapest en Hongrie, et le séjour durait 3 mois à partir de la mi-janvier 2009. Après avoir été rassurée sur le fait qu’il n’y avait pas besoin de pré-requis en langue hongroise et que la langue d’usage en milieu professionnel serait l’anglais, je décidais de me lancer.

Association « Ability Park », où sont proposés toutes sortes de jeux animées par des personnes handicapées3- Dans quel domaine as-tu effectué ton stage ? Etant récemment diplômée en psychologie du travail, et plutôt intéressée par l’aspect social de ce métier, j’ai demandé à effectuer mon stage en entreprise dans une structure de type associatif en relation avec des personnes en situation de handicap. J’ai donc été en stage dans la plus grande fondation de Budapest venant en aide aux personnes handicapées (physiques et psychiques) ; et ceci à tous les domaines : travail, social, transport et accessibilité des bâtiments, éducation et enfance.

4- Quelles ont été tes tâches de « travail » et tes responsabilités pendant ton stage en entreprise ? Dès mon arrivée en entreprise, j’ai pu découvrir les différents services afin de comprendre l’organisation générale et de choisir à quels types de projets je pourrai me greffer. J’ai réalisé quelques tâches administratives, des tâches de traduction en anglais pour commencer. Puis j’ai expliqué le fonctionnement du système d’aide en France et les ait mis en relation avec des associations en France du même type afin de pouvoir échanger sur les bonnes pratiques et peut être à plus long terme créer des projets ensembles. La langue ne me permettait pas de réaliser les mêmes tâches pour lesquelles j’étais formée, car les personnes handicapées ne parlaient qu’hongrois et seulement deux personnes au sein de l’organisation parlaient anglais. On m’a donc confié la tâche d’aller sur le terrain rencontrer les autres associations de Budapest œuvrant pour l’amélioration des conditions de vie des personnes handicapées afin d’amener une réflexion sur leur manière de travailler et de développer le partenariat. Enfin, j’ai également pu participer à un projet d’envergure européenne, au sein d’un meeting de 3 jours avec des partenaires venant d’Italie, Belgique, Lituanie, Estonie et Hongrie. J’ai pu m’intégrer à l’organisation de ce séminaire et donner des idées pendant les phases de réflexion.

Pont des chaînes et une vue surprenante sur le palais, sur les collines de Buda5- La langue a-t-elle été une barrière pour toi ? Pourquoi ? La langue a tout de même été une gène dans ma structure d’accueil dans le sens où seulement 2 personnes parlaient anglais et donc devaient être avec moi, lors de visites à l’extérieur, pour traduire du hongrois à l’anglais. Je n’ai pas pu être vraiment en lien avec les personnes en difficulté la langue étant une barrière. Il était clair depuis les entretiens avec la structure d’accueil que dans le domaine social que je souhaitais intégrer il me serait difficile d’effectuer réellement mon travail de psychologue sans parler hongrois. J’ai donc essayé de m’intégrer et de réaliser le maximum de choses que la langue anglaise me le permettait.

6- Qu’as-tu appris et quel est l’apport d’une telle expérience pour toi ? J’ai beaucoup appris sur moi-même, sur mes capacités d’adaptation à une nouvelle culture, une nouvelle langue. J’ai appris beaucoup sur l’organisation du système d’aide aux personnes handicapées en Hongrie, sur leur manière de travailler, beaucoup plus détendue qu’en France, sur les projets en développement ou intéressant à mettre en place. J’ai également pris des initiatives, gagné en confiance en moi, notamment lors de prise de parole en anglais.

« Déak Ferenc tér » et entrée du « Gödör », un bar-pub proposant concerts, expositions de jeunes créateurs.7- Et... la vie à l’étranger, qu’en as-tu pensé ? Quels ont été les aspects les plus enrichissants ? La vie à l’étranger s’est très bien passée, sans aucun « mal du pays » durant ces trois mois. J’ai adoré apprendre quelques bases de Hongrois, et tenté de les utiliser au maximum ; j’ai énormément visité aussi bien la ville que les villes alentours. Le patrimoine culturel et historique est très riche, il y a sans cesse quelque chose à faire, à voir. La vie en colocation a été très agréable, avec 3 autres français participant au programme et deux hongrois avec qui nous pouvions échanger en anglais. Selon moi les aspects les plus enrichissants de cette expérience ont été de vivre dans ce pays durant 3 mois, de manger hongrois, parler hongrois, travailler dans une entreprise hongroise, s’adapter aux mœurs, sortir et rencontrer des hongrois, découvrir des « anecdotes culturelles ».

La descente vertigineuse du métro.8- As-tu rencontré des difficultés, lesquelles ? J’ai rencontré quelques difficultés au début de mon stage, concernant les tâches que je pouvais effectuer. Il a été difficile de définir avec l’association à quelles missions je pouvais me greffer sans la langue hongroise. Après quelques jours, et entretiens avec le directeur de l’association et ma tutrice au sein de l’association d’accueil Artemisszio, on a pu trouver ensemble des solutions et me donner du travail à réaliser. Cela a été la seule difficulté rencontrée en trois mois, et rapidement résolue.

9- Quel (est ton) regard sur ta région d’accueil ? La ville de Budapest est surprenante, allant de découverte en découverte. C’est une ville de contraste entre bâtiments anciens et ravagés par les guerres et d’autres datant de l’époque baroque ou de l’Art nouveau. C’est une destination qui fait peu parler d’elle par rapport à d’autres villes alentours comme Prague ou Vienne ; mais qui vaut pourtant largement le détour, avec sa vie culturelle riche et variée tant au niveau des soirées, spectacles, concerts que des musées, sites, bains, églises, parcs…

Préparation de « Maklos guba » à Artemisszio avec le groupe Leonardo Les hongrois sont très accueillants les premières appréhensions dépassées, la nourriture est digne de sa réputation, et la langue très belle à entendre. J’ai adoré m’adapter à ce pays et en apprendre les mœurs durant ces trois mois, rencontrer étranger et hongrois.

10- Et maintenant quels sont tes projets ? La tête remplie de souvenirs, j’essaie de penser à la suite, trouver un emploi pour un premier temps, dans mon domaine qui est la psychologie du travail, mais espère secrètement repartir pour découvrir encore et encore. Je vais tenter d’effectuer un SVE quelque part, ou le cas échéant chercher un emploi à l’étranger. Cette expérience m’a marquée à tout jamais et j’aimerai vraiment pouvoir retourner à Budapest un jour afin de faire découvrir cette ville à mes proches et amis.

« Millénaris », nouveau site culturel côté Buda, proposant concerts en plein air, expositions…


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