Mehdi en Géorgie

Stage EURODYSSEE de 3 mois comme assistant de français dans une école franco-géorgienne

Mehdi en Géorgie

1-Pourquoi avais-tu voulu effectuer une expérience professionnelle à l’étranger ?

Depuis les voyages scolaires au collège, j’ai pris goût au fait de me retrouver dans un pays étranger, cela a continué à l’université avec deux séjours Erasmus, puis avec le développement de mes propres projets internationaux dans le domaine associatif. J’avais auparavant séjourné 6 mois en Suède, 12 mois en Allemagne, 3 mois au Sénégal (sans compter les voyages de moins d’un mois en Espagne, Angleterre, Italie, Lituanie, Roumanie...) Travailler à l’étranger faisait partie de mes objectifs à court terme.

2-Dans quel pays étais-tu parti (e) et pour combien de temps ?

Le stage Eurodyssé m’a emmené en Géorgie, dans la ville de Batoumi, pour une durée de 3 mois. Séjour plutôt court donc, mais compensé largement par son intensivité et sa richesse. Je dois avouer que cette destination ne me serait jamais venu à l’esprit avant, mais lorsqu’on me l’a proposée, je n’ai pas hésité.

3-Quel stage et quelles missions avais-tu effectués ?

J’ai travaillé comme professeur de Français Langue Etrangère à l’école franco-géorgienne A. Dumas ainsi qu’au département de français à l’université d’état C. Roustaveli. Je donnais des cours de français à des élèves de 10 à 15 ans et à des étudiants de 18 ans et plus. Les apprenants n’ayant quasiment jamais l’occasion de pratiquer la langue française, ma tâche principale a été de solliciter au maximum leurs compétences de compréhension et d’expression orales lors de séquences de conversations, de jeux et d’autres activités.

4-La langue avait-t-elle été une difficulté pour toi ? Pourquoi ?

Le géorgien est une langue unique, avec un alphabet unique. Elle demande donc plus de trois mois pour en permettre une utilisation de base. Cependant, avec de la volonté, on peut en connaître les rudiments, comprendre et exprimer des phrases basiques, utiles surtout dans la vie quotidienne, car dans le cadre de mon travail, elle ne m’était pas du tout indispensable.

Université de Batoumi

5-Avec du recul, qu’as-tu appris et quel est l’apport d’une telle expérience pour toi ?

J’ai découvert un nouveau pays, une nouvelle culture... plus à l’est que je n’ai jamais été... cette expérience reste un moment fort, attachant pour moi. Je suis reparti en ayant vraiment l’impression d’emporter avec moi un bout de Géorgie.

6-Est-ce que cette expérience t’a servi comme tremplin professionnel ?

Ce stage a été le déclencheur de ma toute jeune carrière de professeur. Une semaine après être rentré de Géorgie, je prenais mon poste dans un lycée bilingue en Hongrie. Quand on démarre dans la vie active ou qu’on change de voie professionnelle, les employeurs sont souvent un peu réticents pour faire confiance aux jeunes et demandent des garanties... ce genre d’expérience est un bon moyen de faire ses preuves.

7-As-tu eu des remarques positives d’employeurs potentiels suite à ton expérience à l’étranger ? Lesquelles ?

Il est vrai que le fait d’avoir séjourné à l’étranger est un critère de sélection clairement affiché par les employeurs. Ces derniers voient ce genre d’expérience comme un atout supplémentaire, une preuve de facilité d’adaptation à un nouvel environnement, une capacité à bien réagir dans d’hypothétiques situations difficiles et imprévues... Ils sont également sensibles au fait que l’on fasse l’effort d’apprendre une langue et une culture étrangère. Par exemple, la lectrice qui m’a précédé au lycée de Pécs partait pour la première fois aussi longtemps à l’étranger et finalement elle n’est restée que deux semaines avant de préférer rentrer en France... l’intégration n’a pu se faire... en choisissant un nouveau lecteur qui a déjà une expérience à l’étranger, mon employeur savait que le risque d’abandon était minime.

8-Cette expérience a-t-elle changé ton regard sur la mobilité et sur l’Europe ?

Je me sentais déjà profondément européen, mais suite à ce séjour, le Caucase me parait un peu moins loin.

9-Travailles-tu en France ou à l’étranger actuellement ?

J’ai renouvelé mon contrat à Pécs, j’ai dans l’intention de continuer à travailler en Hongrie, ou en Europe, pour quelques années encore.

10-Quel type de poste as-tu ?

Je suis professeur de français.

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